Dimanche en Sardaigne, une crevaison du pneu avant droit d’Elfyn Evans dans l’avant-dernière spéciale a ramené son avance sur Oliver Solberg à un seul point avant la Power Stage. Solberg est ensuite sorti de la piste, et Evans a décroché le titre.
Une roue changée, deux points perdus
Solberg, en tête du Super Sunday, était revenu à trois points quand Evans s’est arrêté pour changer sa roue avant droite crevée. Evans a perdu deux points provisoires de Super Sunday, et son avance n’était plus que d’un point au départ de la Power Stage. Il a terminé le rallye cinquième.
Evans n’est pas le seul touché par des crevaisons ce week-end. Adrien Fourmaux, un temps deuxième, en a subi deux samedi. Takamoto Katsuta et Jon Armstrong en avaient subi vendredi.
C’est la sortie de route de Solberg qui a décidé du titre. Il avait pris un excellent départ dans la Power Stage, où il n’était virtuellement devancé que par Thierry Neuville, avant de sortir de la piste. Evans est champion avec 243 points contre 238.
Dure ou tendre, ce que Hankook fournit au plateau
Hankook est le fournisseur exclusif du WRC. En Sardaigne, il livrait le Dynapro R213 en deux gommes, une dure et une tendre. Le manufacturier associe le grip à la tendre, la durabilité à la dure, et présente son pneu comme conçu pour absorber les chocs du gravier.
Chaque équipage puise dans un stock limité : 40 pneus pour les Rally1 en Sardaigne, shakedown compris, selon Motorsport.com. Dimanche, les équipages pouvaient changer leurs quatre pneus à la zone de ravitaillement, avant les deux dernières spéciales.
Le conseil 1001Pneus
Après avoir roulé sur des pierres saillantes, heurté un trottoir ou un nid-de-poule, faites contrôler vos pneus : une entaille ou une hernie peut se cacher sur le flanc intérieur, que l’on ne voit pas en faisant le tour du véhicule.
Sur la route, personne ne vous attend à la zone d’échange
Vous ne roulerez pas sur le gravier sarde, mais un trottoir pris en biais ou un nid-de-poule peuvent abîmer un flanc. Voici ce que vous devez surveiller :
- une bulle sur le flanc après un choc, signe que la carcasse est perforée, à faire contrôler d’urgence, généralement avec des vibrations anormales ;
- une entaille ou une perforation du flanc, qui rend le pneu impossible à réparer alors qu’un clou dans la bande de roulement peut se réparer ;
- des craquelures sur les flancs, qui signalent un pneu vieillissant à remplacer bientôt ;
- la pression, à contrôler une fois par mois, à froid (moins de 2 km parcourus) et roue de secours comprise (ce que le sous-gonflage coûte en carburant) ;
- la profondeur des rainures, 1,6 mm étant le minimum légal, le pneu se changeant une fois cette limite atteinte.
Le titre s’est joué à cinq points, après qu’un pneu crevé avait ramené l’écart à un seul. Sur la route, un dommage peut rester invisible depuis l’extérieur du pneu, d’où l’intérêt de le faire contrôler.
Et vous, quel est le dernier choc que vos pneus ont encaissé, et les avez-vous fait vérifier ? Racontez-le en commentaire.
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Sources
- RMC Sport, 4 oct. 2026, rmcsport.bfmtv.com
- Motorsport.com, 4 oct. 2026, motorsport.com
- L’Avenir, 4 oct. 2026, lavenir.net
- Hankook, 1er oct. et 12 mai 2026, prnewswire.com et hankooktire.com
- Motorsport.com, sur la finale
- Michelin, flancs, pression et profondeur





