Michelin développera des pneus 100 % durables dès 2050

Le manufacturier français Michelin entend fabriquer des pneus totalement composés de matériaux durables d’ici 2050. Pour y parvenir, Michelin compte sur son puissant centre de recherche et développement ainsi que ses partenariats avec plusieurs startups innovantes.

Vers de pneus 100 % durables

En 2017, Michelin dévoilait son projet de pneu connecté 100 % durable avec le concept Vision. Ce pneu sans air élimine les risques de crevaison et offre une empreinte écologique réduite en évitant sa mise au rebut lorsqu’il est percé. Le concept Vision de Michelin va encore plus loin puisque sa bande de roulement peut être renouvelée et remodelée par le biais d’une imprimante 3D.

Dans un communiqué de presse publié en février, le célèbre fabricant au Bibendum annonce qu’en 2050, ses pneumatiques seront composés à 100 % de matériaux durables, qu’ils soient renouvelables, recyclés ou biosourcés.

De nos jours, Michelin emploie près de 30 % de matériaux durables pour la production de ses pneumatiques.

Michelin utilise plus de 200 ingrédients différents pour mettre un pneu au point. On retrouve logiquement du caoutchouc naturel qui représente le matériau principal, mais aussi du caoutchouc synthétique, du métal, du textile ou encore du noir de carbone, de la silice ou des résines.
L’association des composants et leur dosage permettent d’obtenir des performances optimales tout en garantissant une sécurité maximale, mais aussi un impact sur l’environnement moindre.

De nombreuses recherches et partenariats

Avec ses sept centres de recherche et développement à travers le monde et leurs 6000 employés, Michelin entend bien mettre à profit ses ressources pour créer sa recette de pneus 100 % durables d’ici une trentaine d’années.

Néanmoins, Michelin ne compte pas uniquement sur ses propres moyens. Le manufacturier souhaite tisser des partenariats avec des startups et entreprises innovantes afin de recycler le polystyrène ou encore récupérer le noir de carbone ou l’huile de pyrolyse des pneus usés. Les matériaux ainsi traités pourront être employés par Michelin et ses collaborateurs afin de créer de nouveaux pneumatiques ou servir dans d’autres champs d’application.

Dans cette optique, Michelin travaille déjà depuis 2019 avec les sociétés Axens et IFP Énergies Nouvelles sur le projet BioButterfly. Celui-ci vise à remplacer le butadiène (un élément présent dans le caoutchouc synthétique) issu du pétrole par du butadiène biosourcé et plus écologique.

Depuis novembre 2020, Michelin est également partenaire avec la société Pyrowave pour la production de styrène issu du recyclage des emballages ou des panneaux d’isolation.

La startup française Carbios a développé un moyen de traiter les objets en plastique (PET) par l’intermédiaire d’enzymes. Le procédé permet de recycler les bouteilles en plastique et de fabriquer les fils en polyester présents dans les pneumatiques. Grâce à cette méthode, Michelin pourrait recycler 4 milliards de bouteilles par an, un bénéfice écologique non négligeable.

Cette année, Michelin a évoqué la construction de sa première usine de recyclage de pneus en collaboration avec la société suédoise Enviro. Cette dernière a mis au point une technologie qui permet de récupérer plusieurs composants tels que le noir de carbone, l’huile de pyrolyse, l’acier, etc.

Ce procédé assure la valorisation de la totalité des pneus en fin de vie en récupérant leurs composants pour de nouveaux usages.

Pour aller plus loin, Michelin fait partie du consortium européen BlackCycle visant à créer des matières premières en utilisant les pneus mis au rebut.

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